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Sismondi Barlev Bidjocka, la révélation homophobe de l’année.

10 Jan

Le porte-parole de la jeunesse camerounaise, Sismondi Barlev Bidjocka critique la subvention accordée par l’Union européenne à la FCFA l’association d’Alice Nkom. Son désir : guérir « la gangrène de l’homosexualité. »

Sismondi Barlev Bidjock étonne. Voilà un homophobe tonitruant qui est capable d’écrire apologie et lettre affectueuse à un autre homme, Samuel Eto’o, footballeur sexy en diable.

 

Auteur de Samuel Eto’o, une légende au présent (quel titre ! voilà une plume qui sait doser ses effets), publié chez L’Harmattan, Sismondi Barlev Bidjock adressait ainsi à son héros une lettre pleine de minauderies infantiles :

LA LETTTRE QUE J’AI ENVOYEE A SAMUEL ETO’O A GAROUA

Mon très cher Samuel

En 2009, paraissait au éditions l’harmattan mon livre intitulé « Samuel Eto’o une légende au présent« . Cette initiative intervenait dans un contexte où ton image était des plus catastrophiques dans l’opinion publique nationale et internationale; et donc malgré ton talent, tes prouesses, tes exploits, la grande partie de cette opinion ne t’appréciait pas du tout. Pour certains, tu es orgueilleux, brutal, agressif, pas humble, et pour d’autres, tu manques d’éducation, et les médias occidentaux en profitaient justement pour te régler ton compte, en rajoutant une couche…

Dans un tel contexte, je me suis dis, voilà un garçon qui par son talent représente mon pays le Cameroun à l’image, et cette image est sur le moment trainée dans la boue. C’est surtout par patriotisme pour sauver cette image, que je me suis décidé d’écrire Samuel Eto’o une légende au présent, une biographie non autorisée qui se veut en tous points patriotique.

J’ai proposé dans un premier temps la rédaction de la préface à Son excellence Albert Roger Milla que j’ai rencontré avec l’aide de Bonny Philippe (à l’époque tu ne l’avais pas encore «boxé») mais Roger Milla nous a posé comme condition qu’on supprime le mot « légende » au titre. Nous sommes en 2006 au centre de tennis de l’hôtel de ville.

Je refuse et je propose la rédaction de la préface à Abega Théophile, l’ancien capitaine des Lions et ballon d’or africain qui accepte et contribue à redonner une autre dimension à ton image, et surtout au Cameroun que tu incarnes.

L’ouvrage est très apprécié par les lecteurs au Cameroun, en Afrique francophone et en France.

En Janvier 2010, au Hilton Hôtel à la veille de la CAN, lors d’une cérémonie PUB de Guinness, je te présente le livre et je t’offre 20 exemplaires à toi et à certains de tes coéquipiers. La presse est présente: Bouba Ngomna, Ernest Obama, Joseph Valérie Fotso (qui nous prend en photo) … et tout à ton euphorie tu annonces que tu offres 2500 exemplaires à tes fans, et tu me demandes de les distribuer et que nous règlerons plus tard (6.000 FCFA /l’ex). Nous nous séparons devant les ascenseurs.

Depuis j’essaye de rentrer dans mes frais en vain. Après la CAN qui s’est mal passée, on ne s’est pas revu, et à la veille de la coupe du monde tu m’as envoyé ton avocat qui m’a d’abord dit que c’était trop cher payé et que je devais réduire.

Après la coupe du Monde, tu me l’as de nouveau envoyé, et il est venu me dire que je n’avais pas l’autorisation d’écrire. (je précise qu’il s’agit d’une biographie non autorisée comme ça se fait partout en écriture) je précise qu’il ne s’agit pas de frais pour l’écriture, mais d’une commande. Je ne pouvais pas tout de même te demander de me signer des papiers ! Je t’ai fait confiance.

En septembre 2010, profitant de mon stage à l’école de journalisme de Lille en France, je me suis rendu à Milan où j’ai passé 48h et tu ne m’as pas reçu.

J’ai appelé un de tes proches à Paris, Essomé qui a promis de t’en parler et m’a demandé de le rappeler de passage à Paris.

Mais entre-temps il s’est passé quelque chose de terrible que je n’attendais pas de toi. Ton conseiller m’a dit au téléphone que tu ne veux pas parce que tu t’es rendu compte que je suis journaliste dans une Radio qui t’a toujours villipendé, trainé dans la boue, et que tu comptes me prouver ce que tu nous a toujours dit, à savoir que nous ne sommes que des minables que tu peux payer pendant des siècles. Je m’attendais à tout sauf à celle-là.

Et puisque nous n’avons pas signé de papier, je t’assure, je ne porterai pas plainte (même si j’en avais) ce serait renier tout le patriotisme que j’ai exprimé dans cet ouvrage. Je tire la Chasse.

J’ai écrit pour le Cameroun.

J’ai dépensé tout l’argent destiné à mon opération là-dessus et tu me fais dire que c’est parce que je travaille dans une radio qui t’a massacré !! J’aurai préféré que tu ne dises rien. C’est une humiliation pour moi, et Rien ne vaut qu’on humilie un Homme, rien. Même si tu me donnais aujourd’hui le triple, je ne l’accepterais pas, pour te montrer que ce n’est pas pour toi que je l’ai fait, mais par patriotisme pour mon pays, toute ma fierté de voir le drapeau du Cameroun sur tes épaules en mondovision après les finales de ligue des champions.

Sismondi Barlev BIDJOCKA
Journaliste,
Radio Tiemeni Siantou,
90.5 FM Yaoundé

Samuel Eto'o, très gay-friendly dans Vanity Fair, le deuxième en partant de la droite.

Dans cette lettre, on apprend que le fameux journaliste a effectué en septembre 2010 un stage à l’école de journalisme de Lille. Réputée comme une des meilleures de France, l’ESJ ne pourra que regretter d’avoir accueilli un tel individu. Voici le communiqué puant, publié en janvier 2011 par Sismondi Barlev Bidjock :

«  L’un des principes fondamentaux de la diplomatie consiste à respecter la loi du pays qui vous accrédite. En accordant un financement de deux cent millions de FCFA  à une association qui milite pour l’homosexualité, L’union européenne piétine de fait la souveraineté du Cameroun. L’union européenne vient  d’accorder un financement de 300.000 euros à l’association illégale de Madame Alice Nkom.  L’article 347 bis du code pénal Camerounais réprime depuis 1972 les actes d’homosexualité. Le gouvernement Camerounais peut-il se permettre de financer une association française qui fait la promotion du mariage polygamique en France.

L’association de Madame Alice Nkom qui défend les homosexuels au Cameroun exerce en toute illégalité, sous la connivence passive des autorités, pourtant la loi est claire.

L’UNION EUROPEENNE ET ELECAM

En pleine année électorale, ELECAM recevra deux millions d’euros de l’UE pour les élections, et le débat sur l’homosexualité qui ressurgit suscite des interrogations quant à une certaine influence lié au conditionnement homosexuel entre autre. Les autorités camerounaises devraient intercepter ces financements illégaux qui constituent de fait une ingérence gravissime dans la souveraineté du Cameroun. Contactée hier , la cellule de communication de la représentation diplomatique européenne à Yaoundé souligne que chez eux,  c’est une affaire de droit de l’homme ; mais seulement voilà , on n’est pas chez eux  au Cameroun, sauf si nous devenons déjà la cote d’ivoire de la « communauté internationale »

Je rappelle qu’en début d’année scolaire le rassemblement de la jeunesse Camerounaise a mené une campagne de sensibilisation dans les lycées et collèges contre la gangrène de l’homosexualité. »

© Correspondance : SISMONDI BARLEV BIDJOCKA, Journaliste, Porte-parole de la jeunesse Camerounaise

 

Alors que dans tous les pays d’émancipation, les droits des homosexuels ont été un combat mené par la jeunesse, il est déplorable d’imaginer que la pseudo-jeunesse camerounaise puisse se reconnaitre dans un tel discours. Le rédacteur oublie que le principe des droits de l’homme est justement d’effacer les particularités obscurantistes des pays pour fonder un ensemble de droits partagé par tous les êtres humains. Peut-être devrait-il connaitre le sens des concepts juridiques qu’il balance. Il est aussi incroyable de constater l’assimilation amère faite entre  l’Union européenne et la France. Là où il y a décision de l’UE, il y a forcément ingérence française. Quel raccourci haineux ! Autre assimilation délirante : l’homosexualité et la polygamie. Après tout, la soumission des femmes à un modèle qui diminue leurs droits, c’est quand même mieux qu’un couple homosexuel qui réclame d’exister.


Merci à l’Union européenne de soutenir cette association et de défendre les droits de ceux qui sont réduits au silence par une oppression haineuse et caricaturale. Quid de L’Harmattan, est ce qu’une maison d’édition peut se permettre de salir sa réputation pour une pauvre brochure délirante sur le football?


 

 


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21 octobre 2010 : Victoire de Briey, et mépris des médias.

14 Nov

Ce 21 octobre 2010, une décision du Tribunal de Briey (Meurthe-et-Moselle) a reconnu l’existence d’une « famille sociologique » et les droits du « parent social » à élever un enfant dont il n’est pas le parent biologique. Une nouvelle victoire dans la conquête des droits des familles homoparentales. Dans la presse, quelques bourdes qui révèlent un manque d’intérêt pour l’affaire : écrire sur les gays reviendrait-il à écrire sur les chiens écrasés?

Trois mois après le feu d’artifice du Tribunal d’Annecy, c’est du Nord de la France que la lueur est venue. Face au silence et au vide la loi sur le sujet, face à l’intolérance et au conservatisme du législateur, les juges ont commencé à retrousser leurs manches pour tenter de rétablir un équilibre juste entre parents hétérosexuels et parents homosexuels.

Aline et Fabienne avaient décidé d’avoir un enfant, elles avaient opté pour une insémination artificielle avec donneur en Belgique, elles avaient accueilli ensemble la naissance de Nathan en juin 2007. Mais voilà, la mère biologique est Fabienne. Et si lorsque le couple pacsé se sépare en 2008, les deux femmes décident à l’amiable d’une garde alternée, Fabienne revient sur sa décision en mars 2010 et retire sa garde à Aline.

« Aline, qui n’a pas de lien juridique avec l’enfant, n’a aucun droit : elle ne détient ni la filiation, ni l’autorité parentale. » (Le Monde, Mardi 9 novembre 2010).

Le tribunal de Briey vient d’accorder à Aline un droit de visite un weekend sur deux, un mercredi sur deux et la moitié des vacances scolaires en accédant à sa demande de verser une pension alimentaire de 100euros par mois pour l’entretien de Nathan. Pour montrer son engagement, Aline avait produit devant le Tribunal un dossier massif de pièces à conviction : faire-parts de naissance, photos de famille, surnoms affectueux….

Le Tribunal a déclaré dans une décision qui appartient désormais à la jurisprudence :

« Il s’est créé autour de l’enfant une famille sociologique dans le cadre de laquelle il a noué des rapports affectifs tant avec sa mère biologique qu’avec la compagne de celle-ci, que ce soit pendant la vie commune ou postérieurement, par la mises en oeuvre d’une résidence alternée. »

Encore une fois, on peut regretter que les médias traditionnels aient bâclé le sujet : leur indifférence va jusqu’à l’erreur. Alors que Le Monde indique sous la plume d’Anne Chemin que Nathan est né juin 2007 et que la décision de justice a été prise le 16 septembre 2010,  Le Parisien avance quant à lui la date du 11 juillet 2005 pour la naissance de Nathan et du 21 octobre 2010 pour la décision du Tribunal…