Archive | à l’étranger RSS feed for this section

Brûlons les gays, sauvons les oiseaux

12 Jan

Pour certaines religions éclairées, Dieu et le météo c’est un peu la même chose. Si bien que lorsqu’une catastrophe naturelle survient, on en cherche la cause dans la colère divine. Ce raisonnement archaïque qui conduisait les grecs de l’antiquité à faire des sacrifice au Dieu de la foudre, aurait dû disparaitre avec la découverte d’explications scientifiques aux phénomènes de la nature. Pourtant la théorie du bouc émissaire ne nous quitte jamais et désormais, ce sont les gays qui sont les nouvelles sorcières.

Lors du Tsunami, les responsables religieux avaient exhumé de leur délire mystique l’image d’une punition divine. Le Tsunami n’était rien d’autre qu’un châtiment contre le tourisme sexuel qui mine la Thaïlande depuis des années. L’ouragan Katrina avait aussi frappé la Nouvelle-Orléans à cause du carnaval qui s’y déroule et qui attire une forte fréquentation gay. Plus récemment la Philadelphia Church of God expliquait ainsi les inondations en Australie :

«Dieu a dit de cette nation rebelle qui accueille l’infâme défilé homosexuel de Mardi gras [à Sydney, ndlr.]: Leur vin est pire que celui de Sodome et des champs de Gomorrhe – à moi appartient la vengeance et la récompense car le jour de leur calamité est proche.»

Plus fort encore, Cindy Jacobs, une mégère illuminée incrimine les homosexuels et les rend responsable des mystérieuses chutes d’oiseaux aux E.U :

Allez Cindy, allons au bout du raisonnement, pourquoi ne pas bruler les homosexuels pour sauver les oiseaux ?

 

 

 

Publicités

Sismondi Barlev Bidjocka, la révélation homophobe de l’année.

10 Jan

Le porte-parole de la jeunesse camerounaise, Sismondi Barlev Bidjocka critique la subvention accordée par l’Union européenne à la FCFA l’association d’Alice Nkom. Son désir : guérir « la gangrène de l’homosexualité. »

Sismondi Barlev Bidjock étonne. Voilà un homophobe tonitruant qui est capable d’écrire apologie et lettre affectueuse à un autre homme, Samuel Eto’o, footballeur sexy en diable.

 

Auteur de Samuel Eto’o, une légende au présent (quel titre ! voilà une plume qui sait doser ses effets), publié chez L’Harmattan, Sismondi Barlev Bidjock adressait ainsi à son héros une lettre pleine de minauderies infantiles :

LA LETTTRE QUE J’AI ENVOYEE A SAMUEL ETO’O A GAROUA

Mon très cher Samuel

En 2009, paraissait au éditions l’harmattan mon livre intitulé « Samuel Eto’o une légende au présent« . Cette initiative intervenait dans un contexte où ton image était des plus catastrophiques dans l’opinion publique nationale et internationale; et donc malgré ton talent, tes prouesses, tes exploits, la grande partie de cette opinion ne t’appréciait pas du tout. Pour certains, tu es orgueilleux, brutal, agressif, pas humble, et pour d’autres, tu manques d’éducation, et les médias occidentaux en profitaient justement pour te régler ton compte, en rajoutant une couche…

Dans un tel contexte, je me suis dis, voilà un garçon qui par son talent représente mon pays le Cameroun à l’image, et cette image est sur le moment trainée dans la boue. C’est surtout par patriotisme pour sauver cette image, que je me suis décidé d’écrire Samuel Eto’o une légende au présent, une biographie non autorisée qui se veut en tous points patriotique.

J’ai proposé dans un premier temps la rédaction de la préface à Son excellence Albert Roger Milla que j’ai rencontré avec l’aide de Bonny Philippe (à l’époque tu ne l’avais pas encore «boxé») mais Roger Milla nous a posé comme condition qu’on supprime le mot « légende » au titre. Nous sommes en 2006 au centre de tennis de l’hôtel de ville.

Je refuse et je propose la rédaction de la préface à Abega Théophile, l’ancien capitaine des Lions et ballon d’or africain qui accepte et contribue à redonner une autre dimension à ton image, et surtout au Cameroun que tu incarnes.

L’ouvrage est très apprécié par les lecteurs au Cameroun, en Afrique francophone et en France.

En Janvier 2010, au Hilton Hôtel à la veille de la CAN, lors d’une cérémonie PUB de Guinness, je te présente le livre et je t’offre 20 exemplaires à toi et à certains de tes coéquipiers. La presse est présente: Bouba Ngomna, Ernest Obama, Joseph Valérie Fotso (qui nous prend en photo) … et tout à ton euphorie tu annonces que tu offres 2500 exemplaires à tes fans, et tu me demandes de les distribuer et que nous règlerons plus tard (6.000 FCFA /l’ex). Nous nous séparons devant les ascenseurs.

Depuis j’essaye de rentrer dans mes frais en vain. Après la CAN qui s’est mal passée, on ne s’est pas revu, et à la veille de la coupe du monde tu m’as envoyé ton avocat qui m’a d’abord dit que c’était trop cher payé et que je devais réduire.

Après la coupe du Monde, tu me l’as de nouveau envoyé, et il est venu me dire que je n’avais pas l’autorisation d’écrire. (je précise qu’il s’agit d’une biographie non autorisée comme ça se fait partout en écriture) je précise qu’il ne s’agit pas de frais pour l’écriture, mais d’une commande. Je ne pouvais pas tout de même te demander de me signer des papiers ! Je t’ai fait confiance.

En septembre 2010, profitant de mon stage à l’école de journalisme de Lille en France, je me suis rendu à Milan où j’ai passé 48h et tu ne m’as pas reçu.

J’ai appelé un de tes proches à Paris, Essomé qui a promis de t’en parler et m’a demandé de le rappeler de passage à Paris.

Mais entre-temps il s’est passé quelque chose de terrible que je n’attendais pas de toi. Ton conseiller m’a dit au téléphone que tu ne veux pas parce que tu t’es rendu compte que je suis journaliste dans une Radio qui t’a toujours villipendé, trainé dans la boue, et que tu comptes me prouver ce que tu nous a toujours dit, à savoir que nous ne sommes que des minables que tu peux payer pendant des siècles. Je m’attendais à tout sauf à celle-là.

Et puisque nous n’avons pas signé de papier, je t’assure, je ne porterai pas plainte (même si j’en avais) ce serait renier tout le patriotisme que j’ai exprimé dans cet ouvrage. Je tire la Chasse.

J’ai écrit pour le Cameroun.

J’ai dépensé tout l’argent destiné à mon opération là-dessus et tu me fais dire que c’est parce que je travaille dans une radio qui t’a massacré !! J’aurai préféré que tu ne dises rien. C’est une humiliation pour moi, et Rien ne vaut qu’on humilie un Homme, rien. Même si tu me donnais aujourd’hui le triple, je ne l’accepterais pas, pour te montrer que ce n’est pas pour toi que je l’ai fait, mais par patriotisme pour mon pays, toute ma fierté de voir le drapeau du Cameroun sur tes épaules en mondovision après les finales de ligue des champions.

Sismondi Barlev BIDJOCKA
Journaliste,
Radio Tiemeni Siantou,
90.5 FM Yaoundé

Samuel Eto'o, très gay-friendly dans Vanity Fair, le deuxième en partant de la droite.

Dans cette lettre, on apprend que le fameux journaliste a effectué en septembre 2010 un stage à l’école de journalisme de Lille. Réputée comme une des meilleures de France, l’ESJ ne pourra que regretter d’avoir accueilli un tel individu. Voici le communiqué puant, publié en janvier 2011 par Sismondi Barlev Bidjock :

«  L’un des principes fondamentaux de la diplomatie consiste à respecter la loi du pays qui vous accrédite. En accordant un financement de deux cent millions de FCFA  à une association qui milite pour l’homosexualité, L’union européenne piétine de fait la souveraineté du Cameroun. L’union européenne vient  d’accorder un financement de 300.000 euros à l’association illégale de Madame Alice Nkom.  L’article 347 bis du code pénal Camerounais réprime depuis 1972 les actes d’homosexualité. Le gouvernement Camerounais peut-il se permettre de financer une association française qui fait la promotion du mariage polygamique en France.

L’association de Madame Alice Nkom qui défend les homosexuels au Cameroun exerce en toute illégalité, sous la connivence passive des autorités, pourtant la loi est claire.

L’UNION EUROPEENNE ET ELECAM

En pleine année électorale, ELECAM recevra deux millions d’euros de l’UE pour les élections, et le débat sur l’homosexualité qui ressurgit suscite des interrogations quant à une certaine influence lié au conditionnement homosexuel entre autre. Les autorités camerounaises devraient intercepter ces financements illégaux qui constituent de fait une ingérence gravissime dans la souveraineté du Cameroun. Contactée hier , la cellule de communication de la représentation diplomatique européenne à Yaoundé souligne que chez eux,  c’est une affaire de droit de l’homme ; mais seulement voilà , on n’est pas chez eux  au Cameroun, sauf si nous devenons déjà la cote d’ivoire de la « communauté internationale »

Je rappelle qu’en début d’année scolaire le rassemblement de la jeunesse Camerounaise a mené une campagne de sensibilisation dans les lycées et collèges contre la gangrène de l’homosexualité. »

© Correspondance : SISMONDI BARLEV BIDJOCKA, Journaliste, Porte-parole de la jeunesse Camerounaise

 

Alors que dans tous les pays d’émancipation, les droits des homosexuels ont été un combat mené par la jeunesse, il est déplorable d’imaginer que la pseudo-jeunesse camerounaise puisse se reconnaitre dans un tel discours. Le rédacteur oublie que le principe des droits de l’homme est justement d’effacer les particularités obscurantistes des pays pour fonder un ensemble de droits partagé par tous les êtres humains. Peut-être devrait-il connaitre le sens des concepts juridiques qu’il balance. Il est aussi incroyable de constater l’assimilation amère faite entre  l’Union européenne et la France. Là où il y a décision de l’UE, il y a forcément ingérence française. Quel raccourci haineux ! Autre assimilation délirante : l’homosexualité et la polygamie. Après tout, la soumission des femmes à un modèle qui diminue leurs droits, c’est quand même mieux qu’un couple homosexuel qui réclame d’exister.


Merci à l’Union européenne de soutenir cette association et de défendre les droits de ceux qui sont réduits au silence par une oppression haineuse et caricaturale. Quid de L’Harmattan, est ce qu’une maison d’édition peut se permettre de salir sa réputation pour une pauvre brochure délirante sur le football?


 

 


Benoit, langue de vipère !

7 Nov

Le vieil extraterrestre a encore frappé aujourd’hui : « L’amour généreux et indissoluble d’un homme et d’une femme est le cadre efficace et le fondement de la vie humaine. »

En visite à Barcelone, Benoit XVI en a profité pour jeter à nouveau la pierre sur les homosexuels. Il n’a pas d’autres chats à fouetter. C’est son obsession (avec l’euthanasie et l’avortement, l’homosexualité c’est un peu l’infernale trinité qui, selon la Bible, va dévaster le joli petit monde de jésus où le petit zizi d’Adam va dans la petite foufoune d’Eve).

200 militants gays s’étaient rassemblés sur son passage à Barcelone pour un Kiss-in géant et hautement provocateur. Ce genre de manifestation manque souvent d’à propos (le kiss in devant Notre-Dame était vraiment gratuit contre les catholiques malgré le spectacle révélateur des intégristes réquisitionnés pour l’occasion), mais cette fois-ci, il y avait une vraie symbolique : face à une intolérance aussi vive du Vatican qui tape dès qu’il le peut, le mouvement gay s’exprime à sa manière, et tant pis pour le respect de la pudibonderie du vieil homme calomnieux !

Cet état d’esprit diabolique visant à faire des homosexuels des êtres entachés par le péché originel et contagieux (bah oui, le SIDA c’est la faute aux pédés bien entendu), se diffuse apparemment chez les fidèles les plus faibles psychologiquement. Je pense que les Kiss-in arrangés sur les parvis de cathédrale ne font qu’envenimer le débat même s’ils ont le mérite de faire sortir de leurs niches les chiens de garde du catholicisme : les intégristes. Des molosses qui s’appuient sur le discours vaporeux de Benoit XVI pour mener des actions criminelles.

Le gay : un bouc émissaire pour macho en péril.

4 Nov

Oh dolce vita ! Le Président du conseil italien, Silvio Berlusconi, est une nouvelle fois pointé du doigt pour ses frasques de septuagénaire libidineux. Et il se paie une visite au salon de la moto de Milan pour en parler.  Comment justifier son goût pour les soirées bimbo en réaffirmant sa virilité avec humour? Facile, on tape sur les gays.

On aimerait bien rire du ridicule de Silvio Berlusconi, ce vieillard lifté, mégalomane et obsédé par les tendrons en bikini, qui règne sur l’Italie dans un goût souvent assez douteux…

La famille Berlusconi se distingue par sa sobriété

Mais voilà, Silvio est un vrai mâle et quand il décide de visiter le salon de la moto, pour justifier sa pédérastie, il ne trouve pas mieux que d’en faire une preuve de bonne santé : non il n’est pas homosexuel (on s’en serait douter). Je cite :

« Comme toujours, je travaille sans arrêt et si de temps en temps, je peux regarder une jolie fille dans les yeux… mieux vaut aimer les jolies filles qu’être gay » (rire dans l’assistance)

Visite d’Hu Jintao en France : gay pride ou grosse honte?

4 Nov

Alors qu’il y a à peine 3 ans, les Jeux Olympiques de Pékin avaient suscité les saillies médiatiques de toutes les organisations de défense des droits de l’homme, il est remarquable que la visite d’Etat d’Hu Jintao en France cette semaine, ne fasse l’objet d’aucune véritable contestation.



Il semble qu’en quelques années, l’image de la Chine en France se soit particulièrement redorée. L’attribution du Prix Nobel de la Paix à un Liu Xiabo, condamné à onze ans de prison pour subversion, a rapidement été évacuée par les médias occidentaux, bien loin de l’émotion récurrente autour d’autres défenseurs des droits de l’homme comme Aung San Suu Kyi. Pire, on apprenait récemment que Nicolas Sarkozy n’avait même pas félicité le nouveau lauréat du Nobel. La diplomatie du chéquier, contraire aux engagements de campagne du candidat Sarkozy, vient supplanter encore une fois l’implication française dans la lutte pour les droits de l’homme.
Pourtant, les diplomates et les milieux économiques ne sont pas les seuls à participer à cette idéalisation de la dictature communiste. La Chine a mené une opération-séduction qui a marqué l’opinion depuis les Jeux Olympiques jusqu’à l’Exposition universelle de Shangaï. Les journalistes semblent les premiers à être tomber sous le charme et les articles dithyrambiques s’accumulent sous la plume des faiseurs d’opinion.
Lorsqu’on parle des droits de l’homme en Chine, on s’intéresse principalement à la violation des droits et des libertés politiques (pluralité des partis, liberté d’expression…) Qu’en est-il du droit des homosexuels dans un pays qui compterait environ 30 millions de gays selon les statistiques du China Daily (mais comment prendre au sérieux ce chiffre)?

Quelques lueurs dans l’obscurité sont à noter ces dernières années après une période de persécution qui assimilait les gays à des opposants politiques: en 1997, la sodomie est dépénalisée et en 2001, la nouvelle classification des désordres mentaux et de leur diagnostic supprime l’homosexualité sur la liste des maladies mentales. En 2009, la première Gay Pride a eu lieu à Shangaï en toute discrétion (500 personnes) : pas de marche dans la rue comme chez nous, mais des manifestations dans des clubs et cinémas de la ville. En janvier 2010, la première élection de Mister Gay China a été une avancée médiatique supplémentaire. Cette élection organisée à Pékin, a cependant intéressé davantage la presse étrangère que les médias locaux pour qui l’homosexualité reste un tabou. Au dernier moment, l’événement a été annulé par la police chinoise : l’élection d’un représentant chinois pour le concours de Mister gay World en Norvège posait un problème aux autorités. Au mois de juin 2010, la communauté gay de Pékin a essayé de dépasser cet échec en organisant sa propre gay pride : cette fois-ci l’accord de la police avait été soigneusement assuré par les organisateurs.


L’acceptation de l’homosexualité est encore un problème dans un pays conservateur et rural. Les crises de paranoïa des autorités seraient aussi à l’origine de rafles dans le milieu homosexuel. Cependant, des bars gays voient le jour dans les grandes villes. L’université de Shangaï a même proposé un cours sur l’homosexualité dans lequel un seul étudiant s’est officiellement inscrit bien que les salles de conférences étaient à chaque fois remplies : ce qui prouve bien une gène persistante, même dans le milieu étudiant, malgré un grand intérêt.
La sociologue Li Yinhe a même conçu un projet de loi pour le mariage gay mais n’a jamais trouvé les 30 députés nécessaires pour le mettre à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale populaire (le parlement chinois). Ce projet était prématuré mais manifeste tout de même l’intérêt croissant de la société pour l’homosexualité.